photo : Jean-Pierre Maurin
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QUE MA JOIE DEMEURE
Création 2002


Si le corps du danseur était un instrument de musique...
Si la Compagnie Fêtes galantes devenait un orchestre chorégraphique...

Un sol rouge, éclatant, conçu pour devenir sous les pieds des danseurs un instrument de musique laissant sonner les « glissés », les « tombés », les « frottés » spécifiques à la danse baroque. Des costumes sobres permettant de lire les corps. Un jeu de couleurs chaudes et lumineuses, jouant sur une harmonie, des nuances subtiles propres à chaque interprète. Un détail vestimentaire, clin d’œil, nécessaire pour installer une complicité avec le monde baroque.
Une architecture chorégraphique à partir de phrases, très lisibles d’abord, à l’unisson puis en canons, en fugues, en questions, en réponses, en sujets, en contre-sujets. Un son recherché et longuement étudié des pas, base de la phrase chorégraphique, partant de l’ensemble parfait pour aller vers la plus grande des polyphonies. La musique de J. S. Bach se glisse alors dans cette charpente chorégraphique conçue pour l’accueillir et jouir de son dynamisme et de sa plénitude. La musique arrive donc en contraste ou en prolongement des climats installés par la danse. La danse est un complément, une prolongation de la musique. Il y a des moments où seul le son des pas des danseurs accompagne les mouvements. Cela permet de mieux apprécier le moment où cette danse en silence se fond dans la musique. Un dialogue de plaisir entre la musique et la danse ; le mouvement indispensable à la musique et à la musicalité de la danse.


 
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